La critique d’Israël bientôt interdite en Italie ?
D’après un article d’i24NEWS en date du 5 octobre 2026, le Parlement italien s’apprête à inscrire dans la loi la définition de l’antisémitisme de l’IHRA.
Adopté par le Sénat le 4 mars 2026, le texte est désormais débattu du côté de la Chambre des députés depuis le 2 octobre, pour un vote final attendu dans la première quinzaine d’octobre.
Ses défenseurs insistent sur un point : ce texte ne crée aucune nouvelle infraction pénale. Il prévoit essentiellement une stratégie nationale, avec formation des enseignants et des policiers, lutte contre la haine en ligne et 20 millions d’euros pour les écoles.
Une « loi Yadan à l’italienne » ?
Les opposants redoutent un effet dissuasif sur la critique d’Israël. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté jeudi devant la Scala de Milan, et le Parti démocrate, qui a boycotté le vote en commission, devrait voter contre, faute d’amendement précisant que critiquer la politique israélienne n’est pas antisémite.
En France, la proposition de loi de Caroline Yadan avait été retirée le 16 avril 2026, après une pétition dépassant 700 000 signatures.
Le gouvernement l’avait alors remplacée par un projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme, déposé en Conseil des ministres le 9 juillet.
Ailleurs en Europe, l’Allemagne a déjà franchi un cap : selon Amnesty International, une résolution du Bundestag impose depuis le 29 janvier 2025 aux écoles et aux universités d’utiliser la définition de l’IHRA, malgré l’avis de juristes qui la jugent incompatible avec la liberté d’expression.
Le vote final dira si, en Italie, la lutte contre l’antisémitisme et la liberté de critiquer Israël parviendront à cohabiter.




