Le gouvernement Trump officiellement financé par Big Pharma ?
L’association américaine Public Citizen a obtenu, via une demande fondée sur la loi sur la liberté d’information, 2 des 27 contrats confidentiels signés depuis 2025 entre la Maison-Blanche et les plus grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux, dont Pfizer et Eli Lilly.
Une révélation qui, selon Les Echos, risque de plomber l’ambiance déjà lourde entre Bruxelles et les ministères de la Santé européens !
Officiellement, ces documents se limitent à une clause dite de la « Nation la plus favorisée » (MFN) : chaque laboratoire s’engage à accorder aux États-Unis le même prix sur ses médicaments phares que le plus bas prix accordé ailleurs dans le monde, notamment en Europe.
Et c’est loin d’être le pire dans cette histoire !
De la corruption à ciel ouvert ?
Ces contrats caviardés révèlent une disposition passée largement inaperçue : Pfizer s’engage à reverser une partie de tout revenu net supplémentaire tiré d’une hausse de ses prix à l’étranger… directement au ministère américain de la Santé (HHS) !
Un mécanisme confirmé par Public Citizen, mais dont le taux exact, la destination précise au sein du gouvernement et l’usage qui en sera fait restent, eux aussi, soigneusement caviardés. L’accord d’Eli Lilly comporterait une clause de reversement similaire.
Autrement dit : quand un laboratoire fait payer plus cher un patient européen, une partie de ce gain atterrit dans les caisses de l’État fédéral américain, et non dans la poche du patient américain que l’accord était censé soulager en premier lieu.
Sous la menace de droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les médicaments importés, le Royaume-Uni a déjà cédé fin 2025 : la Sécurité sociale britannique, la NHS, paiera 25 % de plus pour ses nouveaux médicaments, en échange d’une exemption tarifaire.
Sanofi et Ipsen, côté français, ont signé cet accord avec Washington, tout comme AstraZeneca, GSK, Boehringer Ingelheim ou Novo Nordisk. Novartis, Roche et Bayer, en revanche, ne l’ont pas encore fait.
Un mécanisme qui vient allonger la liste des renoncements de souveraineté du secteur pharmaceutique français. Un autre article, publié le 15 septembre 2026, révélait déjà que Sanofi ne réalisait plus que 3,9 % de son chiffre d’affaires en France.
Découvrez deux enquêtes exclusives dans Juste Mensuel n°58
- Comment Big Pharma a empoisonné la France : un décret signé sous Vichy le 11 septembre 1941, jamais abrogé, encore appliqué mot pour mot.
- Affaire Pegasus : le téléphone du président visé, un conseil de défense en urgence, puis silence radio. Cinq ans après, zéro responsable.
40 pages, zéro pub, zéro annonceur. Le n°58 est disponible en version numérique uniquement.




