Taxe carbone : ce qui se cache derrière le marché vert de l’UE

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UE taxe carbone
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L’Union européenne s’est trouvé une nouvelle vocation : celle de championne de la décarbonation.

Mais derrière cette vitrine vertueuse se cache une réalité beaucoup plus pragmatique : la quête obsessionnelle de « ressources propres ».

Pour s’affranchir du chantage et des négociations budgétaires avec les États-membres, Bruxelles cherche à lever ses propres impôts.

Le Brexit, les dettes colossales de la crise sanitaire de 2020 et le financement continu du conflit ukrainien ont vidé les caisses.

Pour remplir ses bourses, l’institution utilise le Système d’échange de quotas d’émissions (SEQE), un mécanisme qui s’étend progressivement à tous les secteurs : après l’industrie lourde et l’aviation, c’est au tour du transport maritime, du chauffage des bâtiments et bientôt des déchets ménagers d’entrer dans la danse.

En s’octroyant une commission de 30 % sur ce marché qu’elle a créé de toutes pièces, l’UE actionne une pompe aspirante financière.

Ce système ne cherche plus tant à éradiquer la pollution qu’à pérenniser une taxe durable, payée en bout de chaîne par le portefeuille du citoyen.

L’hypocrisie des taxes aux frontières

Le comble de cette logique se trouve dans le nouveau Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).

À l’origine, la promesse initiale était belle : faire payer les importateurs pour redistribuer l’argent aux ouvriers exploités à l’autre bout du monde.

Pourtant, dans la version finale du texte, la morale s’est effacée devant le profit.

L’UE a tout simplement décidé de capter 75 % des recettes de cette taxe pour alimenter son propre budget.

Le MACF ne fixe aucune limite aux volumes de CO2 importés pour éviter les pénuries commerciales ; il se contente de monnayer le droit de polluer.

Qu’importent les émissions réelles ou la misère humaine, tant que la taxe est perçue, l’institution absout et ferme les yeux.

Pour lever le voile sur les coulisses de cette fiscalité verte et comprendre la trajectoire économique de Bruxelles, Xavier Cauquil, nous livre son analyse critique dans le Projet P.

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