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Elèves handicapés à l’école : un scandale silencieux !

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Crédits photo : Shutterstock

Alors que le ministère de l’Éducation nationale ne cesse de vanter les mérites de ses réformes et d’une prétendue égalité des chances…

… le quotidien de près de 500 000 enfants en situation de handicap ressemble surtout à un parcours du combattant mâtiné d’abandon d’État !

Selon les révélations du Canard enchaîné publiées ce 27 mai 2026, le bilan de l’école inclusive en France est tout simplement désastreux.

S’appuyant sur les 112 pages d’un rapport au vitriol du sénateur LR Olivier Paccaud, rédigé au nom de la commission des Finances du Sénat, le Palmipède dresse un « tableau sombre de l’inclusion » dans notre pays.

Cette faillite des services publics, caractérisée par une gestion à la petite semaine et un manque criant de moyens, fait écho à d’autres secteurs laissés à l’abandon par la macronie, à l’image des hôpitaux publics condamnés à subir des défausses comptables permanentes au détriment de la sécurité des patients.

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AESH : la précarité érigée en système face à l’urgence

Le constat est accablant.

Certes, la loi du 11 février 2005 a permis de multiplier par trois le taux de scolarisation des enfants handicapés, mais l’accompagnement, lui, « n’a pas suivi, tant s’en faut ».

Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), pourtant piliers du système, forment aujourd’hui « le deuxième corps de métier de l’Éducation nationale » avec 140 000 agents.

Problème : leur nombre reste dramatiquement insuffisant.

À la rentrée 2025, pas moins de 48 000 élèves se sont retrouvés sur le carreau, « dans l’attente d’un accompagnant et restaient donc, de fait, aux portes de l’école ».

Un chiffre en hausse de 33 % par rapport à 2024, où ils étaient déjà 36 000.

Pourquoi une telle pénurie ? L’article pointe sans détour la réalité d’un métier « archiprécaire » qui ne fait pas rêver : les accompagnants, des femmes à 94 %, doivent se contenter d’un salaire brut de 1 132 euros en début de carrière pour 24 heures hebdomadaires, complété par une maigre indemnité de fonction de 79 euros.

Matériel en panne et délais « trop moches »

Au-delà de l’humain, la logistique technique de l’Éducation nationale est elle aussi « à la ramasse ».

Qu’il s’agisse de claviers spécifiques, de tablettes adaptées ou de logiciels de synthèse vocale, le matériel pédagogique fait cruellement défaut.

Le délai moyen pour obtenir ces outils indispensables s’élevait à 7,1 semaines en 2025 au niveau national, ce qui est « beaucoup trop long » selon le rapporteur.

Pendant que l’administration s’englue dans ses lenteurs et sa déconnexion, les familles restent livrées à elles-mêmes.

Reste à savoir si le ministère de l’Éducation nationale daignera enfin revoir sa copie en urgence, comme le préconise le rapport sénatorial.

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1 Commentaire
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4 mois il y a

y a-t-il encore quelqu’un qui croit aux promesses de Macron ? Ah , pour aller faire le beau à l’étranger, là il a du pognon, sorti des ses singeries de communiquant il n’y a rien !