Une reconversion qui fait tousser à l’hôpital comme à l’Élysée !
Comme nous vous en parlions sur Juste Milieu le 12 janvier 2026, l’ancien “Monsieur Covid” du gouvernement, Jérôme Salomon, ex-directeur général de la Santé durant la pandémie, a rejoint la start-up Zoï, une société de check-up médicaux personnalisés fondée par Ismaël Emelien, ancien conseiller spécial d’Emmanuel Macron.
De nouvelles révélations du Canard enchaîné dans son édition du 14 janvier 2026 rendent l’affaire encore plus croustillante.
Derrière cette start-up dans l’ère du temps, on retrouve des milliardaires bien connus, des Macronistes de la première heure, etc.
Enquête.
Une “caution santé” pour les milliardaires de la Macronie
Créée en 2019 après la démission d’Emelien suite à l’affaire Benalla, Zoï – qui signifie “vie” en grec – revendique la “démocratisation de la médecine préventive”.
Dans les faits, la société propose des batteries d’examens médicaux haut de gamme, vendues plusieurs milliers d’euros aux particuliers et aux entreprises, avec des formules de “bilan complet” incluant biologie, imagerie, et analyses génétiques.
L’entreprise a de quoi séduire : parmi ses investisseurs, on retrouve les plus grands noms du capitalisme français – Xavier Niel (Free), Rodolphe Saadé (CMA-CGM), Jean-Marie Messier (ex-Vivendi), Jean-Claude Marian (Orpea), ou encore Stéphane Bancel le PDG de Moderna, et plusieurs anciens proches de l’Élysée.
Tous misent sur le concept de “check-up de luxe”, dans la droite ligne des tendances de santé personnalisée à l’américaine.
Une start-up sous perfusion politique
L’entreprise revendique aujourd’hui près de 3 000 check-ups réalisés depuis 2021. Parmi ses clients, des multinationales comme L’Oréal ou Voyageurs du Monde.
Mais son image de “médecine du futur” a vite tourné au casse-tête : plusieurs institutions hospitalières comme l’AP-HP ou le Massachusetts General Hospital ont nié toute collaboration officielle, malgré la communication très flatteuse de la start-up.
De son côté, Jérôme Salomon est chargé « accélérer la démocratisation de la médecine préventive » dans l’entreprise. Un rôle symbolique qui, selon la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, aurait peut-être pu constituer un conflit d’intérêts majeur : après avoir incarné la parole sanitaire officielle, le voilà désormais au service d’un réseau mêlant politiques, milliardaires et santé privée.
Pour l’instant, aucune réaction officielle de la HATVP : circulez, y’a rien à voir !
De la pandémie à la start-up nation, Jérôme Salomon n’aura décidément jamais quitté le champ de bataille.



