Coup de tonnerre en Amérique latine.
Le 3 janvier, vers trois heures du matin, plusieurs commandos ont attaqué simultanément des sites stratégiques à Caracas, avant de capturer Nicolás Maduro et son épouse.
Selon les premières informations, notamment relayées par Libération dans un article du 5 janvier 2026, le président vénézuélien aurait proposé un marché de dernière minute : une amnistie totale, 200 millions de dollars, et un exil sécurisé vers la Russie ou Cuba, en échange du maintien des structures politiques en place.
Rien n’y a fait : les USA de Donald Trump s’engagent dans une nouvelle déstabilisation géopolitique plus assumée que jamais !
Le pétrole, toujours le nerf de la guerre
Le Venezuela, troisième plus grand réservoir mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, redevient une pièce maîtresse sur l’échiquier énergétique. Et au centre du jeu, un vieil acteur fait son grand retour : les États-Unis.
L’état-major autour de Donald Trump a revendiqué, sans même chercher à s’en cacher, l’opération comme une application de la Doctrine Monroe, cette politique vieille de deux siècles qui réserve à Washington la domination sur l’hémisphère occidental.
Donald Trump, à ce sujet, en a profité pour enfoncer le clou : « Cette domination américaine ne sera plus jamais remise en question. Nous sommes sur place, et nous resterons jusqu’à ce qu’une transition adéquate puisse avoir lieu”.
Une déclaration digne d’un communiqué d’occupation — mais applaudie par les milieux d’affaires américains, ravis de voir les gisements vénézuéliens revenir sous influence US.
Une transition bien huilée
Qui pourrait prendre la suite de Maduro ? Les regards du monde entier se sont vite tournés vers Maria Corina Machado, opposante historique, récemment auréolée du prix Nobel de la paix 2025.
Selon Le Temps (dans son édition du 4 janvier 2026), son ascension n’aurait rien d’un hasard : « Déjà en octobre, en marge des réunions d’automne de la Banque mondiale et du FMI, la banque Barclays avait organisé à Washington des réunions privées entre l’opposante vénézuélienne et des représentants des grandes entreprises et des fonds d’investissement américains”.
Un agenda bien préparé, et une candidate idéale pour rassurer les marchés… quitte à fragiliser encore le droit international ?
Pour l’instant, Donald Trump semble rejeter la possibilité de voir Machado prendre la tête du pays. Affaire à suivre…
L’ONU ? Aux abonnés absents !
Avec cette nouvelle attaque américaine, aussi légitime soit-elle pour les contempteurs de l’empire américain, le droit international a définitivement perdu de sa superbe.
L’enlèvement de Maduro n’a fait l’objet d’aucune condamnation formelle de l’ONU, pendant que Trump parle déjà d’“opérations stabilisatrices” en Iran et au Nigéria. Et demain ? Le Groenland ? La Colombie ? Face à un tel silence international (ou presque) tout devient possible !
L’histoire bégaie — et l’empire, lui, n’a jamais vraiment disparu.



