À peine l’accord UE-Mercosur signé, Bruxelles regarde déjà plus loin !
Cette fois, direction l’Australie, comme évoqué dans un article du Parisien du 5 février 2026.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit se rendre à la mi-février à Canberra pour tenter de conclure un accord de libre-échange négocié depuis 2018.
Officiellement, il s’agit de relancer un partenariat bloqué depuis plusieurs années. Officieusement, le calendrier interroge.
L’épisode Mercosur a laissé des traces profondes, notamment dans le monde agricole européen. La baisse des droits de douane sur les importations de viande sud-américaine a provoqué une forte mobilisation des filières bovines et sucrières. Or l’Australie, grande puissance agricole, figure parmi les premiers exportateurs mondiaux de bœuf, d’agneau et de viande ovine. Autant de secteurs déjà fragilisés en Europe…
Selon les informations rapportées par Le Parisien, la Commission européenne aurait proposé à Canberra des quotas d’exportation sans droits de douane relativement limités : environ 20 000 tonnes de viande ovine et 24 000 tonnes de bœuf par an.
Mais ces volumes sont jugés largement insuffisants par les autorités australiennes, qui réclament un doublement…
LE GUIDE POUR ÉVITER TOUS LES PIÈGES !
Une agriculture européenne sous pression permanente
Pour les organisations agricoles européennes, le problème dépasse les seuls chiffres.
Copa-Cogeca, principal lobby agricole de l’UE, alerte sur un effet cumulatif : après le Mercosur, l’ouverture vers l’Australie risquerait d’aggraver une concurrence jugée déloyale, en particulier sur le bœuf, le sucre et le riz.
L’enjeu est aussi politique, notamment du côté de la France : ces discussions interviennent à quelques semaines du Salon de l’agriculture, dans un contexte social déjà tendu.
À ce stade, aucune conclusion n’est actée.
Mais la stratégie commerciale de l’UE semble claire : multiplier les accords de libre-échange, quitte à fragiliser davantage certaines filières.
Reste à savoir jusqu’où Bruxelles est prête à aller, encore et toujours à l’encontre de la volonté des peuples…



