L'actualité… Le mensonge en moins
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Un conseiller ramassé par les pompiers après une overdose. Deux suicides dans ses services en moins de sept mois. Et un Premier ministre qui déclare la guerre au narcotrafic. Matignon sous pression.
149 sous-projets. 80 institutions. Des inconnus drogués au LSD à leur insu dans des bars et des appartements piégés. L’Opération Midnight Climax de la CIA est l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire des services secrets américains. Et tout est documenté.
Le 30 janvier 1973, Sidney Gottlieb brûlait en personne les archives du projet MK Ultra sur ordre de Richard Helms. Résultat : aucune condamnation sérieuse. Une impunité d’État reconnue par le Congrès américain lui-même.
Lancés en grande pompe par Lecornu, les tests antidrogue imposés aux ministres et hauts fonctionnaires ont produit des résultats que personne n’a le droit de connaître. Deux positifs déjà confirmés, licenciés discrètement. Le JDD parle de « mauvaises surprises ».
De Chirac et le dealer du Tout-Paris à Sarkozy et Air Cocaïne : la drogue dans les cercles du pouvoir français n’est pas un phénomène récent. Une constante de la Ve République, documentée et jamais vraiment sanctionnée.
Bigorgne avouait 4 grammes de cocaïne par jour. L’avocat de sa victime accuse le parquet d’avoir protégé « une personnalité politique ». Et Pellerin avait été prévenu par le ministère de la Justice.
Certains députés votent en état d’ivresse. La buvette de l’Assemblée vide ses tonneaux à vitesse grand V. Et Braun-Pivet n’aurait plus les idées claires après le dîner. Le problème de l’alcool en politique, l’autre addiction qui ne fait pas scandale.
Plusieurs personnalités publiques ont évoqué une consommation de drogues d’Emmanuel Macron. Aucune n’a jamais été poursuivie en diffamation. Ce silence-là dit quelque chose.
Il a drogué une collègue à son insu, été testé positif à six substances, puis a tenté un tour de magie devant les juges. Joël Guerriau siège toujours au Sénat. Le cas d’école de l’impunité à la française.
Trois élus, trois affaires de drogue documentées, zéro démission. Guerriau, Kerbrat, Boyard siègent toujours. Et la présidente de l’Assemblée trouve les tests antidrogue « ridicules ».