Depuis quelques mois, c’est un phénomène qui intrigue autant qu’il inquiète.
De grandes figures du capital français sortent du bois et commencent à parler politique à visage presque découvert.
Selon un article de La Tribune Dimanche publié le 1er février 2026, plusieurs patrons influents réfléchissent désormais ouvertement à l’après-Macron. Parmi eux, trois noms reviennent avec insistance : Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Michel-Édouard Leclerc.
Tous trois ont en commun un poids économique considérable, une exposition médiatique forte…
… et une parole de plus en plus politique !
Quand le capital regarde vers l’Élysée
Xavier Niel n’a jamais caché son intérêt pour le débat public.
Propriétaire de médias, mécène assumé, proche de plusieurs figures du pouvoir, il incarne cette nouvelle génération de milliardaires pour qui l’influence passe autant par l’opinion que par l’économie.
Matthieu Pigasse, ancien banquier d’affaires pour sa part, passé par la presse et la culture, assume de son côté une posture plus idéologique, flirtant régulièrement avec les frontières entre engagement intellectuel et stratégie politique.
Quant à Michel-Édouard Leclerc, son profil est différent mais tout aussi révélateur. Patron populaire, régulièrement sondé parmi les personnalités préférées des Français, il bénéficie d’un ancrage territorial et d’une image “anti-élite” paradoxale pour un héritier de la grande distribution. Ses prises de parole sur le pouvoir d’achat, l’écologie ou la souveraineté économique lui donnent une crédibilité politique que peu de dirigeants possèdent.

Candidature réelle ou signal envoyé au système ?
Faut-il pour autant croire à une candidature directe en 2027 ?
Rien ne le prouve à ce stade. Mais l’essentiel est ailleurs.
Ces sorties médiatiques traduisent un vide politique perçu et une perte de confiance dans les partis traditionnels. Elles montrent aussi que le capital n’exclut plus l’option du pouvoir direct.
Dans une France fragmentée, où la défiance envers les responsables politiques atteint des sommets, ces patrons testent peut-être moins une élection qu’un rapport de force.
Une chose est sûre : quand les grands intérêts économiques commencent à “réfléchir” à l’Élysée, ce n’est jamais anodin.



