L’affaire Epstein continue de révéler ses incroyables ramifications financières.
Selon Le Temps dans un article du 12 février 2026, Jeffrey Epstein a occupé un rôle de conseiller auprès de la banque genevoise Edmond de Rothschild, suscitant des interrogations sur la gouvernance interne de l’établissement.
Le quotidien suisse rappelle qu’un contrat aurait été conclu en octobre 2015 entre une société de Jeffrey Epstein et la banque, pour un montant de 25 millions de dollars.
Il s’agissait de « différentes missions de conseil stratégique et de développement des affaires », selon les termes cités par la banque. L’établissement affirme par ailleurs que « les termes du contrat (…) étaient connus de tous » et respectaient les règles internes et réglementaires.
Les échanges entre l’ex-financier américain et Ariane de Rothschild, dirigeante de la banque, figureraient dans des documents judiciaires américains mis en ligne par le Département de la Justice.
Le Temps précise également que la banque genevoise a condamné « sans ambiguïtés » le comportement personnel de Jeffrey Epstein, tout en regrettant de ne pas avoir eu connaissance de certains éléments à l’époque.
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Gouvernance sous tension et questions persistantes
Durant toute cette période de collaboration, Jeffrey Epstein aurait perçu une rémunération en dizaines de millions de dollars, tout en entretenant des relations directes avec la direction du groupe.
Le dossier judiciaire mentionne également des consultations sur des sujets variés, notamment des projets liés au groupe Rothschild.
La banque souligne qu’elle n’a jamais été mise en cause pénalement et insiste sur le respect des exigences réglementaires. Un porte-parole affirme que le conseil d’administration « suit le sujet de très près ».
En complément, des documents judiciaires publiés par le Département de la Justice américain en janvier 2024 avaient déjà confirmé l’existence de relations contractuelles entre Epstein et plusieurs institutions financières internationales (U.S. District Court filings, Southern District of New York).
Si aucun chef d’accusation ne vise la banque suisse à ce stade, la révélation de ces montants et de ces liens contractuels alimente un débat plus large sur la responsabilité des institutions financières face à des partenaires controversés.
Nous sommes encore très loin de tout savoir à ce sujet…



