C’est un drôle de paradoxe.
Alors qu’Emmanuel Macron vante la “transparence” et la “moralisation de la vie publique” depuis son arrivée au pouvoir en 2017…
… la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), précisément en charge de ces missions est en train d’étouffer.
Selon Le Canard enchaîné du 7 janvier 2026, le gouvernement prévoit de réduire de 6 % le budget du gendarme de la déontologie dans le projet de loi de finances 2026.
Résultat : la HATVP devra fonctionner avec 12,2 millions d’euros seulement, alors qu’elle est déjà au bord de la crise.
Et à l’heure où les scandales politiques ne manquent pas, les raisons de ce budget en chute libre ont de quoi interroger !
Un manque de moyens… bénéfique pour le gouvernement ?
En théorie, l’institution contrôle les déclarations de patrimoine et d’intérêts de près de 18 000 responsables publics (ministres, parlementaires, hauts fonctionnaires…).
En pratique, faute de moyens, moins de la moitié des dossiers ont été vérifiés en 2025. Et la situation devrait empirer en 2026, selon le rapport budgétaire annexé : les contrôles tomberaient à 30 % avant une éventuelle remontée à 40 % en 2027.
Le président de la HATVP, Jean Maïa, a tiré la sonnette d’alarme : “Mon devoir est de dire que nous manquons de moyens matériels, humains et financiers. Sans quoi, c’est l’efficacité de nos contrôles qui s’effondre, et avec elle la crédibilité de l’institution”.
Pendant ce temps, la France continue de voter des lois “morales” pendant que la HATVP n’a plus les moyens d’ouvrir un tableur Excel.



