À peine le dossier du Mercosur refermé, la Commission européenne se tourne vers un nouveau géant économique : l’Inde.
Selon un article du L’Opinion du 19 janvier 2026, Ursula von der Leyen doit se rendre à New Delhi le 26 janvier, accompagnée du président du Conseil européen António Costa, pour tenter de conclure un accord commercial stratégique.
Objectif : accélérer les discussions autour d’un traité de libre-échange qui, s’il aboutit, serait le plus important signé par l’Union européenne depuis celui avec le Japon en 2018.
Pour rappel, les négociations entre Bruxelles et New Delhi avaient été gelées pendant près d’une décennie après la montée du protectionnisme sous Donald Trump.
Mais le contexte a bien changé depuis :
– l’UE cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine et des États-Unis ;
– l’Inde, elle, veut attirer des investissements européens et contrebalancer l’influence chinoise en Asie.
Un partenariat économique… et géopolitique
Pour Bruxelles, il s’agit d’un virage stratégique majeur.
L’accord devrait couvrir le commerce des biens, les services, la propriété intellectuelle et la transition énergétique.
L’enjeu est clair : ouvrir un marché d’1,4 milliard d’habitants aux entreprises européennes, tout en renforçant les liens diplomatiques dans un monde de plus en plus fragmenté.
Juste après la signature des accords du Mercosur, on notera que la temporalité a de quoi séduire…
Mais tout ne sera pas aussi simple qu’annoncé !
L’Inde reste méfiante face aux standards européens, notamment en matière agricole et environnementale. New Delhi refuse de voir ses exportations limitées par des contraintes “vertes” imposées par Bruxelles.
Un message clair : après l’Amérique du Sud, l’Europe veut s’arrimer à l’Asie avant que Pékin n’occupe toute la place….
… et surtout, qu’importe l’avis des citoyens des pays qui composent l’UE !



