Et si le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews avait signé le début de la fin pour la chaîne ?
Deux semaines après sa condamnation définitive par la Cour de cassation, pour « corruption de mineurs« , la situation devient explosive au sein du média de l’empire Bolloré.
En interne, le malaise est profond. Les prises de position se multiplient, révélant une chaîne fracturée entre loyauté historique et risque réputationnel.
Dernier épisode en date : Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a demandé à ses équipes de ne plus se rendre sur le plateau de Morandini, selon une information révélée par Le Point.
Parce que oui, dans un premier temps, les politiciens du RN n’avaient pas reçu une telle interdiction…
Une décision qui tranche avec la sortie de Julien Odoul, quelques jours plus tôt, dénonçant une supposée “chasse à l’homme”.
Le signal est clair : Morandini est en train de devenir un problème pour tout le monde (mineurs comme majeurs).
Nedjar lâche, Bolloré hésite
Selon Le Parisien, les soutiens internes se réduisent comme peau de chagrin.
Laurence Ferrari, figure centrale de la chaîne, n’aurait jamais porté le journaliste dans son cœur, marquée par de vieux règlements de comptes remontant à son passage au 20 Heures de TF1.
Plus révélateur encore : la prise de parole, largement relayée sur les réseaux sociaux, de Sonia Mabrouk aurait été entièrement préparée et validée par Serge Nedjar, patron de CNews. Autrement dit, la direction éditoriale ne défend plus Morandini.
Dans la liste des soutiens à Morandini, reste encore Vincent Bolloré.
Seul véritable rempart, par fidélité personnelle à celui qui a cru en Direct 8 dès 2005. Un scénario qui rappelle la crise d’iTélé en 2016, déjà soldée par le départ massif des journalistes… et le maintien de Morandini.
La question n’est plus morale. Elle est désormais stratégique et politique.
C’est dire la mentalité de toutes les personnes en présence, et la prédominance des bas enjeux par rapport à la gravité des faits reprochés…



