« Un parti absolument séditieux qui a une fascination pour la violence ».
C’est en ces termes que Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, a qualifié La France insoumise jeudi 1er octobre 2026, d’après un article du Figaro du 1er octobre 2026.
Le candidat LR réagissait aux violences et dégradations qui émaillent depuis plusieurs jours la mobilisation lycéenne. « On a un parti qui est fasciné par la violence, qui appelle à la sédition et même qui essaie d’organiser l’insurrection », a-t-il insisté.
Il est allé jusqu’à établir un parallèle avec une possible victoire de Marine Le Pen en 2027 : « ce qui se passe aujourd’hui devant les lycées, c’est la répétition générale de ce qui pourrait se passer en 2027 si Mme Le Pen gagnait ».
Comme quoi, les gens changent vite de position en politique !
LA QUESTION INTERDITE !
« Très difficile en droit », reconnaît Retailleau lui-même
Pour autant, la sortie du Vendéen a tout de l’effet d’annonce !
Bruno Retailleau en est venu directement à poser la question d’une interdiction du parti de Jean-Luc Mélenchon : « il y a aujourd’hui une question qui se pose : celle de l’interdiction de LFI », tout en reconnaissant lui-même : « c’est très difficile en droit, mais je la lance dans le débat public ».
Une éventuelle dissolution s’appuierait sur l’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure, qui permet au gouvernement de dissoudre par décret en Conseil des ministres les associations ou groupements provoquant à des manifestations armées ou s’en prenant à l’ordre public, aux personnes ou aux biens.
En droit français, la liberté des partis politiques reste toutefois fortement protégée, et une telle dissolution demeurerait soumise à des conditions strictes, avec un recours possible devant le juge administratif. Aucune procédure n’est à ce stade engagée.
Bruno Retailleau n’est pas le seul candidat à viser La France insoumise sur ce terrain : Gabriel Attal estime également que le parti « met en danger les personnels de l’Éducation nationale, des équipements publics et les jeunes eux-mêmes ».
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