Jeudi 24 septembre 2026, lors d’un énième interview télévisé, Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de « moyens militaires« , soldats, radars et systèmes de défense compris, pour protéger le terminal pétrolier saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge, visé par les rebelles Houthis du Yémen.
Une décision prise en coordination avec les autorités saoudiennes qui vise, selon le président et d’après Les Echos, à sécuriser les approvisionnements pétroliers plutôt qu’à s’immiscer dans le conflit entre Riyad et Sanaa.
Pour autant, cette décision a tout d’un nouveau coup de tête présidentiel !
Dans les rangs de l’opposition, les réactions ne se sont pas faites attendre.
Sur X, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une décision prise sans consultation du Parlement : « des troupes en Arabie saoudite, c’est s’installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée, que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérant« .
Le leader insoumis réclame l’organisation d’un débat suivi d’un vote à l’Assemblée nationale, invoquant l’article 35 de la Constitution.
Explosion du prix de l’essence : le jackpot pour Macron ?
- Plus de la moitié du prix à la pompe part en taxes
- 190 millions d’euros encaissés en plus sur mars-avril 2026
- Les aides, elles, restent ciblées, complexes et limitées
Quand les prix flambent, qui paie vraiment… et qui encaisse ?
Entrez votre adresse email pour recevoir gratuitement la fiche récapitulative de la vidéo, et votre abonnement à la lettre de Juste Milieu.
Ce que dit vraiment l’article 35
La réalité du texte constitutionnel est plus nuancée que ne le laisse entendre la polémique.
L’article 35 impose seulement au gouvernement d’informer le Parlement dans les trois jours suivant le début d’une intervention militaire à l’étranger, une information qui peut donner lieu à un débat, mais sans vote obligatoire.
Un vote ne devient impératif que si l’intervention dépasse quatre mois.
À ce stade, Emmanuel Macron ne violerait donc pas, à proprement parler, le texte constitutionnel, même si la méthode, une annonce sur un plateau de télévision plutôt que devant la représentation nationale, alimente une nouvelle fois le débat récurrent sur le pouvoir quasi discrétionnaire du chef de l’État en matière d’engagement militaire extérieur.
Découvrez deux enquêtes exclusives dans Juste Mensuel n°58
- Comment Big Pharma a empoisonné la France : un décret signé sous Vichy le 11 septembre 1941, jamais abrogé, encore appliqué mot pour mot.
- Affaire Pegasus : le téléphone du président visé, un conseil de défense en urgence, puis silence radio. Cinq ans après, zéro responsable.
40 pages, zéro pub, zéro annonceur. Le n°58 est disponible en version numérique uniquement.




