« Nous n’augmenterons pas les impôts« , martelait encore Sébastien Lecornu il y a quelques jours…
Encore une promesse gouvernementale qui tombe à l’eau ?
Selon le texte préparé par le ministère de l’Économie, le taux de prélèvements obligatoires atteindra 44,2 % du PIB l’année prochaine, contre 43,9 % en 2026. Une augmentation de 0,3 point qui correspond à environ 9 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires.
En clair, non seulement les recettes des impôts vont augmenter en 2027, mais cette hausse sera plus rapide que celle de la croissance elle-même. Le taux de prélèvements obligatoires était déjà en hausse en 2025 et en 2026 : il dépassera dès l’an prochain son niveau de 2019.
Explosion du prix de l’essence : le jackpot pour Macron ?
- Plus de la moitié du prix à la pompe part en taxes
- 190 millions d’euros encaissés en plus sur mars-avril 2026
- Les aides, elles, restent ciblées, complexes et limitées
Quand les prix flambent, qui paie vraiment… et qui encaisse ?
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Les retraités et les malades, premières victimes du rabot
Bercy justifie cette augmentation par deux facteurs : « la lutte contre la fraude« , censée rapporter 1 milliard d’euros de recettes supplémentaires, et une réduction des niches fiscales visant, selon le ministère, « les plus riches ».
Dans les faits, deux mesures très concrètes ciblent d’abord les retraités et les malades : l’abattement de 10 % dont bénéficient les pensions de retraite, plafonné aujourd’hui à 4 439 euros, pourrait être ramené à 3 000 euros, une mesure qui rapporterait 1,4 milliard d’euros à elle seule. L’exonération d’impôt dont bénéficient les indemnités des arrêts maladie de longue durée est, elle aussi, dans le viseur.
Une contradiction que Sébastien Lecornu lui-même ne parvient pas à résoudre : la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, censée disparaître au 31 décembre, sera finalement maintenue, au même taux, rapportant 5,5 milliards d’euros supplémentaires en 2027.
Un double discours déjà repéré au printemps : un autre article de Juste Milieu, publié le 7 avril 2026, révélait comment le même Sébastien Lecornu avait déjà menti sur l’existence d’un « surplus » de recettes fiscales lié aux carburants.




