Le 12 février 2025, Élise Lucet se présentait à l’entrée de l’Assemblée nationale avec des tests antidrogue.
La réponse de l’institution ?
Yaël Braun-Pivet a jugé l’initiative « ridicule ». Bienvenue dans la République qui n’a aucun compte à rendre !
L’idée n’était pas née de nulle part.
Le 4 février 2025, Éric Piolle, maire de Grenoble, avait proposé devant la commission sénatoriale sur le narcotrafic de conduire « de façon anonyme » des tests de recherche de stupéfiants sur les parlementaires et les ministres.
Une suggestion raisonnable dans un contexte où les affaires Guerriau et Kerbrat venaient tout juste de secouer l’opinion publique.
La journaliste du service public avait donc décidé de mettre l’idée à l’épreuve du réel. Le résultat fut édifiant : Naïma Moutchou, Sébastien Chenu, Julien Odoul, François de Rugy se sont indignés.
La présidente de l’Assemblée a demandé à Lucet de « ne pas stigmatiser ».
On croit rêver !
La loi du silence, version parlementaire
Quelques jours après le happening de Lucet, la macroniste Caroline Janvier avait fait preuve d’un rare courage politique en confirmant publiquement « qu’il y a des soirées où de la drogue circule » et que « des pratiques addictives existent aussi chez les ministres ».
Elle avait ajouté que la solution serait de limiter les séances nocturnes et les cadences infernales qui poussent aux comportements déviants.
Conclusion de l’histoire : quelques jours plus tard, sous pression de ses collègues, Caroline Janvier a fait machine arrière et présenté ses excuses.
Mieux valait peut-être ne pas trop en dire.
Guerriau, Kerbrat, Bigorgne, Pellerin…
Ces affaires ne sont que la partie visible de l’iceberg. Notre enquête complète Ces drogués qui nous gouvernent documente l’étendue réelle du phénomène.
- Un proche d’Emmanuel Macron reconnaît consommer 4 grammes de cocaïne par jour : le parquet accusé de protéger « une personnalité politique ».
- En 2017, la cocaïne circulait au QG de Macron au point que l’intendance a dû l’interdire.
- Un sénateur positif à 6 substances siège toujours après un tour de magie devant les juges.
Ces drogués qui nous gouvernent
- Les affaires Guerriau, Kerbrat, Air Cocaïne… et celles qu’on a préféré taire.
- Des ministres aux présidents : des soupçons qui durent depuis Mitterrand.
- 41 sources pour une seule question : pourquoi une telle impunité ?
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