Plus de 1 000 morts entre le 24 et le 28 juin 2026.
La canicule a frappé, encore.
Mais cette fois, on a la facture exacte de l’inaction : 36 milliards d’euros…
Après le drame de 2003 et près de 15 000 morts en vingt jours, le gouvernement de l’époque avait promis une réforme majeure : la journée de solidarité, créée en 2004, avec une cotisation patronale de 0,3 % des salaires pour financer la protection des personnes âgées.
Le Figaro du 26 juin 2026 pose la question qui dérange : 36 milliards d’euros collectés depuis, et les mêmes problèmes persistent.
Le Plan canicule, lui, n’a, selon Le Monde, pratiquement pas évolué dans sa forme depuis sa conception en 2004.
Vingt-trois ans, des dizaines de plans, et toujours le même fiasco prévisible chaque été.
Comme pour les hôpitaux saturés cet été, l’État redécouvre chaque année que l’été existe.
Entre scandale bien caché, inaction assumée et complicité des drames qui se répètent…
Des plans, des milliards, zéro climatisation
Aujourd’hui, seulement 7 % des écoles françaises sont climatisées, contre 64 % des bureaux selon l’Ademe.
Aucun seuil réglementaire n’oblige à fermer une classe trop chaude, alors qu’un enseignant peut légalement cesser son activité au-delà de 33 degrés. Pas les élèves.
Le Fonds vert, censé financer l’adaptation climatique des collectivités, est passé de 2,5 milliards d’euros en 2023 à 837 millions aujourd’hui.
La question n’est plus pourquoi il fait chaud, mais pourquoi, après 23 ans et une dizaine de plans nationaux, un enfant de 8 ans transpire encore à 34 degrés en classe et une personne de 80 ans meurt seule chez elle, sans climatisation ?
Pour aller plus loin sur ce sujet, notre nouvelle vidéo Juste Milieu décrypte en détail ce scandale des promesses non tenues.




