La présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, est visée par une information judiciaire ouverte à Paris pour des dépenses engagées lors du Festival de Cannes 2023.
Selon un article du Journal du Dimanche dans son édition du 15 février 2026, une note de frais atteignant 1 700 euros par nuit d’hôtel aurait conduit la justice à ouvrir une procédure.
Le JDD évoque des factures totalisant 11 123 euros sur quatre jours, couvrant notamment un séjour du 16 au 27 mai 2023.
Ces dépenses auraient été engagées au Majestic, l’un des hôtels les plus prestigieux de la Croisette.
Le dossier est désormais entre les mains d’un juge d’instruction parisien, saisi après plusieurs plaintes déposées par des syndicats, dont la CGT.
L’enquête vise à déterminer si ces frais respectaient les règles internes et le cadre applicable aux dirigeants d’un groupe audiovisuel public financé en grande partie par l’argent public.
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Gouvernance et image sous pression
Le contexte interne pèse également dans cette nouvelle affaire.
Le JDD rappelle que France Télévisions a récemment fait face à des tensions sociales et à des critiques sur sa gestion stratégique.
De plus, l’ouverture de cette information judiciaire intervient alors que Delphine Ernotte approche de la fin de son mandat.
À ce stade, aucune mise en examen n’est mentionnée dans l’article. L’enquête devra établir si les dépenses engagées relèvent d’un usage conforme aux responsabilités de représentation internationale ou si elles traduisent un manquement aux règles de bonne gestion.
Au-delà du montant, l’affaire interroge la gouvernance d’un groupe public.
Dans un contexte de contraintes budgétaires et de débats sur le financement de l’audiovisuel public, la question de l’exemplarité des dirigeants reste centrale.



