Des élections en Ukraine dès ce printemps ?
L’hypothèse, longtemps écartée en raison de la guerre, revient dans le débat sous l’impulsion de Washington.
D’après un article du Parisien en date du 12 février 2026, les États-Unis exigeraient la tenue d’une élection présidentielle et d’un référendum d’ici au 15 mai. Une demande conditionnée à un cessez-le-feu préalable.
À Kiev, la perspective divise.
Le quotidien rappelle que le président Volodymyr Zelensky avait annoncé en décembre 2024 qu’il pourrait être favorable à des élections si un accord de paix intervenait, avec consultation du peuple pour modifier la Constitution. Mais l’organisation d’un scrutin en temps de guerre soulève d’importants obstacles juridiques et logistiques.
Le Parisien cite notamment le député Oleksandr Merejko, proche du pouvoir, qui estime que « pour les électeurs, il n’y aura aucune annonce », laissant entendre que les conditions ne sont pas réunies.
Du temps gagné pour Zelensky ?
Un scrutin sous haute tension
La question reste très sensible.
Trois scrutins avaient été initialement envisagés en 2024, mais reportés en raison de la loi martiale. Pour ne rien arranger, des millions d’Ukrainiens sont encore déplacés ou réfugiés à l’étranger, tandis que certaines zones du territoire restent occupées par la Russie.
Des conditions insuffisantes pour assurer la bonne tenue d’une élection.
Pour autant, Washington pousse pour un calendrier rapide.
Kiev répond que la sécurité, la participation des déplacés et la garantie d’un vote libre sont des préalables incontournables.
Derrière le débat institutionnel, se joue aussi l’équilibre politique interne du pays, alors que Volodymyr Zelensky demeure la figure centrale de la résistance ukrainienne.



