Vous pensiez que Tinder servait à trouver l’amour ?
En 2026, il sert aussi à voter !
D’après un article du Parisien dans son édition du 18 janvier 2026, plusieurs applications de rencontre, dont Tinder et Happn, se sont associées au Service d’information du gouvernement (SIG) pour “lutter contre l’abstention” à l’approche des élections municipales 2026.
Concrètement, les utilisateurs âgés de 18 à 30 ans verront apparaître des messages incitant à aller voter, directement intégrés dans leurs interfaces.
Même initiative du côté de l’ONG “A voté”, qui collabore avec Happn pour envoyer des notifications aux célibataires : “Swipez pour la démocratie !”
Entre “coup de com” civique et campagne d’influence déguisée
Sur le papier, la démarche semble citoyenne. Dans les faits, elle sème le malaise.
Quand le gouvernement s’associe à des applis privées pour diffuser des messages politiques, la frontière entre communication civique et influence électorale devient floue.
Le SIG, structure directement rattachée à Matignon, orchestre cette campagne numérique “à destination des jeunes”. Une génération jugée abstentionniste… mais aussi très ciblable via la data.
Autrement dit : l’État drague l’électorat comme on drague sur une appli.
Les applis de rencontre sont devenues, bien malgré elles, un nouveau champ d’expérimentation politique. Après les pubs, les SMS et les réseaux sociaux, place au “vote romantique” — celui qui passe entre deux “swipes”.



