Depuis quelques semaines, le nom de Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran, refait surface dans la presse internationale.
Pour ses partisans, il incarne l’alternative démocratique face au régime des mollahs. Pour ses détracteurs, il n’est qu’un outil de l’Occident dans une guerre d’influence régionale.
Et de nombreuses révélations récentes n’ont fait qu’accentuer le malaise…
Le “prince héritier” en exil permanent
Né en 1960 à Téhéran, Reza Pahlavi est le fils de Mohammad Reza Pahlavi, dernier souverain d’Iran renversé par la Révolution islamique de 1979.
Âgé de 19 ans au moment de la fuite de sa famille, il s’installe aux États-Unis, où il obtient la nationalité américaine et entame une carrière de porte-parole officieux de l’opposition iranienne en exil.
Résidant en Virginie, le “prince héritier” se veut le symbole d’une Iran laïque et ouverte. Polyglotte, actif sur les plateaux télé, il multiplie les discours contre les ayatollahs et les appels à un soulèvement populaire — tout en affirmant ne pas vouloir “reprendre le trône”.
Pourtant, derrière le vernis moderniste, Reza Pahlavi conserve l’aura d’un homme du passé. Son soutien affiché à Donald Trump, qu’il qualifie de “visionnaire” et “homme de paix” (Le Parisien, 13 janvier 2026), a renforcé les soupçons de connivence avec Washington.
Une marionnette des puissances occidentales ?
Les accusations se multiplient…
… et les doutes se font de plus en plus nombreux autour de Reza Pahlavi !
Plusieurs diplomates européens et observateurs du Moyen-Orient se sont interrogés ces derniers jours sur l’alignement systématique de Reza Pahlavi sur les positions américaines et israéliennes.
Le Parisien toujours, rappelle que “le prince exhorte Washington à intervenir militairement pour renverser le régime iranien”, une déclaration qui a glacé une partie de du peuple iranien, pourtant attaché au principe d’autodétermination.
Mais c’est le quotidien israélien Haaretz qui a jeté les plus grands pavés dans la mare : dans une enquête parue dès le 3 octobre 2025 (!), le quotidien israélien dénonçait une opération d’influence israélienne mise en place dans le but de promouvoir l’image de Reza Pahlavi comme “leader légitime de l’Iran libre”.
Résultat : pour certains analystes, l’opposant exilé ne serait plus qu’un vecteur d’intérêts étrangers — un visage souriant pour une stratégie de déstabilisation menée depuis Tel-Aviv et Washington.
À l’heure où la région s’enflamme entre la Syrie, Gaza et le Golfe, la question reste ouverte : Reza Pahlavi est-il le futur de l’Iran…
… ou le passé réinventé d’une ingérence sans fin ?



