Deal États-Unis – UE : quand Macron parle du Frexit !

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L’accord commercial entre Bruxelles et Washington passe mal à l’Élysée.
Macron, silencieux en public, fulminerait en coulisses contre une Europe à genoux devant Trump.
Tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a serré la main de Donald Trump pour finaliser un accord économique, Emmanuel Macron, lui, rongerait son frein.
Selon Le Canard Enchaîné du 30 juillet, le chef de l’État aurait confié en petit comité son rejet absolu d’une « vassalisation vis-à-vis des États-Unis ou de toute autre puissance ».
L’occasion pour nous de rappeler que si la motion de censure contre Ursula Van Der Leyen avait été davantage approuvée par nos députés européens, nous n’en serions peut-être pas là…
Macron reconnaitrait même que cet accord entérine la faiblesse d’une Europe incapable d’imposer un rapport de force !
Et comme souvent avec lui, c’est François Bayrou qui a servi de relais public, via un post X du 28 juillet parlant d’« un jour sombre ».
L’Europe désarmée face aux géants
D’après les dires du Président français, ce seraient six mois d’efforts pour construire une position française indépendante qui auraient été balayés en un clin d’œil.
Pour lui, l’Allemagne et l’Italie freineraient des quatre fers toute escalade commerciale, laissant la France isolée dans sa fermeté.
Cette reddition diplomatique offrirait, selon lui, un boulevard aux eurosceptiques.
« Comment expliquer à un partisan du Frexit que l’Union est une force ? », s’interroge-t-il.
Car la comparaison avec les Britanniques, qui ont tendance à être jugés plus performants post-Brexit, finit de noircir le tableau !
À force de vouloir être un “acteur stratégique”, l’Europe finit toujours par rejouer le même rôle : celui de spectatrice impuissante.
Et Macron, en grand dramaturge européen, s’interroge encore sur la mise en scène… pendant que d’autres écrivent déjà le scénario.